À propos

L'art, les activités de création et le voyage m'ont toujours animée. L'apprentissage du dessin et la découverte de nouveaux lieux depuis mon enfance ont suscité mon intérêt pour l'architecture et la pratique de la ville. Après 5 magnifiques années à l'ENSA Bretagne, j'ai obtenu le Diplôme d'Etat d'Architecte en 2021. À la suite de deux stages en agence ainsi qu'un premier CDD, j'ai décidé de renouer avec ma première passion : le dessin.
Je travaille aujourd'hui comme illustratrice auprès d'acteurs de la construction, mais aussi de toute personne impliquée dans la recherche, l'expérimentation et la réflexion de la ville de demain.
L'illustration à la main replace le geste du trait dans la démarche de conception architecturale. L'insouciance de ce trait irrégulier rend à l'architecture projetée sa dimension imaginaire. Elle offre également un moment suspendu dans le temps à un processus de création/construction toujours plus rapide.
La recherche quotidienne, pour expérimenter la versatilité des styles artistiques procure à mon œil d'architecte une perspective nouvelle de la représentation du projet. Elle doit être foisonnante de possibilités, afin de révéler le caractère unique de chaque projet. Le recours aux rendus photoréalistes, ne doit plus être systématique mais empirique en vue d'affirmer que l'architecture et la ville sont plus que jamais vecteurs de diversité.

Le trait comme support des histoires que raconte l'architecture
Au-delà d'élargir les horizons d'appropriation et d'interprétation, l'illustration offre aux architectes la flexibilité nécessaire pour affiner et adapter leur vision, de l'esquisse initiale à la livraison finale du projet.
De fait, le geste du trait permet de choisir le niveau de détail constructif à montrer, tout en conservant la poésie d'une image représentant une réalité future. La volonté n'étant pas de cacher des aspects du projet, mais de mettre en exergue un parti prit plus qu'un détail contribuant à sa réalisation.

L'illustration vise à montrer les usages prenant place dans les espaces, la dimension narrative que leur confère le dessin pique la curiosité et éveille l'imagination du spectateur grâce à l'écho qu'il crée avec la bande dessinée. L'image, ici, n'est plus une représentation photoréaliste figée, mais une proposition à la réflexion sur les histoires prenant place dans le décor architectural.
La spatialité ainsi connectée à son usager propose une nouvelle possibilité d'interprétation pour les acteurs extérieurs à la conception architecturale et urbaine.


